—Madame est là? demanda Pierre Laurier.

—Dans le petit salon, répondit le domestique.

Le jeune homme poussa une porte et doucement entra. Sur un large canapé, au milieu de coussins de soie, Clémence Villa était étendue, feuilletant un livre. Elle leva la tête, étira ses bras, et resta immobile. Pierre s'approcha, et, se penchant sur le fin visage de la belle fille, il lui baisa les yeux.

—Comme tu viens tard! fit la comédienne, avec une tranquille indifférence, qui contrastait avec le reproche adressé.

—Le dîner du prince Patrizzi s'est prolongé plus que je ne pensais...

—On s'est amusé?

—Moins que si tu avais été avec nous.

—J'ai horreur de Patrizzi.

—Pourquoi?