Seul, à mon avis, M. de Chirac en a été le fils courageusement logique, — quoique réprouvé, — la société, semblable aux vieilles coquettes, réservant toujours quelques péchés secrets et ne craignant rien à l’égal de la nudité, qui mettrait à néant la légende de ses imaginaires appâts vicieux, voilés, laisse-t-elle volontiers croire, sous son hypocrisie.
… Quel grotesque aspect aura notre ithyphallie, une fois figée dans l’histoire, quand nous serons enfin revenus à l’antique bon sens !
XXIXe SITUATION
Aimer ennemi
(L’Ennemi aimé — Celui qui l’aime — Celui qui le hait)
A — L’Aimé est haï par les proches de qui l’aime : — J’y absorberais volontiers la Situation précédente. — 1, L’Aimé est poursuivi par les frères de celle qui l’aime : — La Duchesse d’Amalfi de Webster, le Cœur brisé de Ford.
2 — Il est haï par la famille de celle qui l’aime : — L’histoire de Yayati de Roudra dêva (c’est la vraie couleur indigène de ces rivalités indoues où la jalousie n’a presque rien à voir), la Victoire de Pradyoumna par Samara dikchita, Caton de Métastase, la Grande Marnière (M. Ohnet, 1888).
3 — L’Aimé est fils d’un homme haï par les parents de celle qui aime : — La Taverne des Trabans (1881) et Les Rantzau (1882) d’Erckmann-Chatrian.
4 — L’Aimé est l’ennemi du parti de celle qui aime : — Madhouranirouddha de Vira le contemporain de Corneille, les Scythes de Voltaire, Almanzor d’Henri Heine, Lakmé (Delibes, 1888), les Carbonari (M. Nô, 1882), Madame Thérèse (Erckmann-Chatrian, 1882), Lydie (M. Miral, 1882).
B 1 — L’aimé est le meurtrier du père de celle qui aime : — Le Cid (et l’opéra qui en est issu), Olympie de Voltaire.
2 — L’aimée est la meurtrière du père de celui qui aime : — Mademoiselle de Bressier (M. Delpit, 1887).