[26]: Cet axiome placé ici à cause de son rapport particulier avec le droit des gens, s'applique généralement tous les objets dont nous avons à parler. Il aurait dû être rangé parmi les axiomes généraux; si nous l'avons mis en cet endroit, c'est qu'on voit mieux dans le droit des gens que dans toute autre matière particulière, combien il est conforme à la vérité, et important dans l'application (Vico).
[27]: Bayle a sans doute été trompé par leurs rapports, lorsqu'il affirme, dans le Traité de la Comète, que les peuples peuvent vivre dans la justice sans avoir besoin de la lumière de Dieu. Avant lui, Polybe avait dit: si les hommes étaient philosophes, il n'y aurait plus besoin de religion. Mais s'il n'existait point de société, y aurait-il des philosophes? Or, sans les religions, point de société. (Vico).
Les trois dernières lignes sont tirées du second corollaire de l'axiome [31].
[28]: Notre libre arbitre, notre volonté libre peut seule réprimer ainsi l'impulsion du corps.... Tous les corps sont des agens nécessaires, et que les mécaniciens appellent forces, efforts, puissances, ne sont que les mouvemens des corps, mouvemens étrangers au sentiment (Vico).
[29]: C'est en cela qu'Horace fait consister toute la beauté de l'ordre:
Ordinis hæc virtus erit et Venus, aut ego fallor,
Ut jam nunc dicat, jam nunc debentia dici
Pleraque differat, et præsens in tempus omittat.
Art poétique. (Vico).
[30]: Cette justice intérieure, fut pratiquée par les Hébreux que le vrai Dieu éclairait de sa lumière, et auxquels sa loi défendait jusqu'aux pensées injustes, chose dont les législateurs mortels ne s'étaient jamais embarrassés. Les Hébreux croyaient en un Dieu tout esprit, qui scrute le cœur des hommes; les gentils croyaient leurs dieux composés d'âme et de corps, et par conséquent incapables de pénétrer dans les cœurs. La justice intérieure ne fut connue chez eux que par les raisonnemens des philosophes, lesquels ne parurent que deux mille ans après la formation des nations qui les produisirent (Vico).
[31]: Voyez l'axiome [22], et le [second chapitre] du [IIe] livre, corollaire relatif au mot Jupiter.
[32]: En conséquence la métaphysique doit essentiellement travailler au bonheur du genre humain dont la conservation tient au sentiment universel qu'ont tous les hommes d'une divinité douce de providence. C'est peut-être pour avoir démontré cette providence que Platon a été surnommé le divin. La philosophie qui enlève à Dieu un tel attribut, mérite moins le nom du philosophie et de sagesse que celui de folie. (Vico).