Mitka s'élança sur Khomiak et se mit en devoir de l'étrangler.

—Assez! assez! s'écrièrent les opritchniks.

Maliouta se baissa vivement à l'oreille du Tzar.

—Sire, dit-il d'une voix haletante, arrête ce diable; Khomiak est le meilleur des opritchniks.

—Tirez cet imbécile par les jambes, cria le Tzar, jetez-lui des seaux d'eau sur la tête, mais ne lui faites pas de mal!

C'est à grande peine que les opritchniks réussirent à faire lâcher prise à Mitka.

Lorsqu'ils relevèrent Khomiak, il n'était déjà plus en vie. Pendant qu'ils étaient occupés à l'examiner, le joueur de tympanon se glissa à côté de Mitka et le tira par le pan de son habit.

—Suis-moi, brute, lui dit-il dans l'oreille, si tu ne veux pas laisser ici ta tête.

Et tous deux disparurent dans la foule affolée.

CHAPITRE XXXII
LE TALISMAN DE VIAZEMSKI.