Ce qui domine dans un combat, c'est le tac tac tac de la mitrailleuse.

Le langage du fantassin est riche en synonymes, par exemple, le même engin de tranchées, l'horrible bombe qui naguère venait en se lamentant et que les Boches ont réussi à rendre muette, se nomme, selon les secteurs, youyou, fléchette ou queue de rat.

A l'abri-caverne collectif par escouade ou demi-section, le fantassin préfère, bien que ce soit défendu, se creuser un abri individuel dans le flanc de la tranchée.

Celui qui n'a pas vécu en hiver dans une tranchée où ça barde ne sait pas combien la vie peut être une chose simple.

La vermine est chargée de faire la toilette des fantassins, officiers, sous-officiers et soldats.

Celui qui n'a pas vu des musettes suspendues à un pied de cadavre pourrissant sur le parapet de la tranchée ne sait pas combien la mort est une chose simple.

L'héroïsme du fantassin, durant la guerre qui commença en 1914, surpasse tout ce qu'on connaissait jusqu'alors en fait d'héroïsme.

Ceux qui n'ont pas vécu dans la craie de la Champagne pouilleuse ne savent pas combien le blanc peut être sale.

Au reste ceux qui ont fait la guerre en Champagne et qui survivront reviendront sans doute visiter avec une atroce curiosité cette région infernale qui va de la butte de Souain à Massiges.

Au dire de ceux qui connaissent les autres parties du front, c'est peut-être là que le drame est le plus poignant, et cela d'une façon définitive, depuis le début de la guerre.