—Je ne suis pas Don Juan, je ne suis qu'un pauvre moine. Tuez-moi.
—Non, non, tu serais trop heureux de mourir ainsi, il faut combattre!
—Je ne combattrai pas!
—Don Juan, tu n'es qu'un lâche...
—Je suis un lâche, reprit lentement le moine, dont le visage avait blêmi.
—Et les lâches, voici comment on les traite!»
Et ce disant, Don Pedro de Ojedo appliquait un violent soufflet sur la joue de dom Ambroise.
Celui-ci avait soudain jeté son capuchon en arrière, relevé ses manches et saisi une épée:
«Défends-toi, Pedro de Ojedo!» cria-t-il.
Ils se mirent en garde, mais le combat ne fut pas long. En quelques instants, Pedro fut étendu à terre, la poitrine percée de part en part.