—Je regarde ceci qui peut servir de miroir à l'amour. Belle Chancesse qui faites se battre dans votre débit un héros à trois couilles et un musicien insigne, Que vlo-ve? Li bai valet errant!... Belle Chancesse, c'est moi je crois, qui irai au schlôf avec vous! Préparez, car j'ai faim, une bonne fricassée que je veux magni avec vous, la belle!... Honneur aux héros, dont le sang tombe comme la cascade de Coo. Écoutez! écoutez! oyez-ve!... Les elfes sortent de l'Amblève... L'un pleure parce qu'il a brisé ses petits souliers de verre... Écoutez! écoutez!... Le vent bruit dans les aunes... Belle Chancesse, si les autres se battent, on va baller. Ah! pauv' babo, je vois que c'est vos qu'estés o labrint.


Que vlo-ve? et le babo continuaient à se tirer des pintes de sang en l'honneur de la Chancesse qui dansait maintenant la maclotte vis-à-vis de Guyame, tandis que la bouilloire chantait plus fort. Le babo faiblissait. Que vlo-ve? lui avait fait sauter ses boutons de culotte et, comme elle était tombée, le cul s'étalait cauteleux, contourné, piteux comme deux quartiers de lune. Bientôt, à cause d'un coup habile porté par Que vlo-ve? sa raie culière naturellement sombre, d'un brun verdâtre et velue, s'ensanglanta et à cette aurore, le babo se mit à gémir. Il criait:

—Nenni, je ne ferai pas pim-pam avec la Chancesse. Ah! Que vlo-ve? voilà que j'ai mal aux couilles!

Et Que vlo-ve? s'acharnait.

—Ah! v's avez trois couilles! Friand! Ah! Galant!

Et il lui donna un tel coup de pied dans le ventre que le babo tomba sur son derrière ensanglanté, on eût dit, à cause des menstrues; tandis que Guyame et la Chancesse cessaient leur maclotte.


Mais voici l'instant superbe!...

Que vlo-ve? ivre de sang se rua sur le babo et de son couteau lui laboura la poitrine. Le babo râlait doucement: