—Nom di Dio! Nom di Dio! Nom di Dio!
Ses yeux se renversèrent. Que vlo-ve? se redressa en tenant la main du babo. De son couteau il se mit à couper le bras à la jointure. Le babo cria:
—Aïe! Aïe! vo direz-ve à ma Mareye que je lui envoie on betch d'amour.
Mais la Chancesse cria:
—V'estez cocu! tandis que le babo faisait un dernier soubresaut et mourait comme un poisson près du pêcheur.
Que vlo ve? continuait à couper... Le bras se détacha enfin. Que vlo-ve? poussa un cri de satisfaction et de sauvagerie. Comme son veston roussi de vieillesse et taché de sang avait une pochette sur la poitrine, Que vlo-ve? y enfonça le bras dont la main pendait comme une belle fleur...
La lampe brasillait et fumait... Sur le feu, l'eau était en colère, elle nasillait, ronflait, ronchonnait. Que vlo-ve? affalé sur un banc, caressait sa guitare. Guyame dit:
—Que vlo-ve? m'coye binameye, arveye! Je vous aiderai toujours. Fuyez cette nuit, car les gendarmes vous prendraient demain. Moi, je rentre à l'hospice, et je serai grondé parce que j'arriverai en retard.
Il s'en alla doucement et ses pas résonnèrent longtemps sur la route...