Quelques-uns, mieux avisés que les autres, s'élancèrent vers l'appartement du consul de Hanovre.

Ils défoncèrent les portes et pénétrèrent dans l'appartement.

Alors un spectacle horrible s'offrit à leurs regards terrifiés.

Le consul de Hanovre, sa femme, son fils, âgé de huit ans, et ses deux domestiques gisaient sur le parquet, au milieu d'une mare de sang.

Ils avaient chacun, non seulement la gorge coupée, mais un poignard enfoncé dans le cœur.

Le désordre de meubles prouvait que le vol avait été le seul mobile de cet horrible attentat.

En effet, la veille, le consul de Hanovre avait, disait-on, reçu 150,000 piastres en or appartenant à différents négociants, et qu'il devait, le lendemain même, expédier en Europe.

Au moment où l'on achevait de nous raconter cette lugubre histoire, don Juan Palacios entra dans le salon.

Il était pâle, agité, un tic nerveux crispait les muscles de sa face.

Personne ne remarqua, dans le premier moment, l'état extraordinaire dans lequel se trouvait le jeune homme.