Précisément en face de la maison de don Diego Palacios se trouvait un cercle, nommé le cercle des Anglais.

L'étage supérieur avait été loué au consul de Hanovre.

Or, vers quatre heures du soir, une calèche attelée de deux chevaux, et dans laquelle se trouvaient trois moines dominicains, était entrée au galop dans la rue de Tacuba, venant de la Plaza Mayor.

Cette calèche s'était arrêtée devant la porte de la maison du cercle des Anglais, où se trouvaient alors réunies et jouant au monte au lansquenet et à d'autres jeux, cinquante ou soixante personnes ayant toutes une position élevée soit dans l'armée, soit dans la magistrature, soit dans la diplomatie.

Les trois moines dominicains avaient mis pied à terre, et, sans s'arrêter devant le club, à la porte duquel se tenaient deux valets en grande livrée, ils étaient montés à l'étage supérieur.

Les trois moines avaient frappé doucement à la porte.

Cette porte leur avait été ouverte, ils étaient entrés, étaient demeurés pendant une demi-heure ou trois quarts d'heure au plus dans l'appartement du consul, sans que nul bruit insolite vint donner l'éveil aux personnes qui se trouvaient à l'étage inférieur ni aux valets qui se tenaient sur l'escalier, puis ils étaient ressortis et étaient remontés dans leur calèche, qui s'était immédiatement éloignée au galop.

Dix minutes s'étaient à peine écoulées lorsqu'un grand tumulte se produisit dans le cercle.

Des goutes de sang avaient tout d'un coup filtré à travers le plafond et tombaient en une pluie sinistre sur les tables de jeu.

Une vive épouvante saisit les membres du cercle. Ils se précipitèrent au dehors en criant: Au meurtre!