—Que m'importe dit-il, pourvu que tu ne sois à personne.

Et il s'élança vers elle.


IV

En mer

Cependant maître Pécou faisait vigoureusement ramer ses canotiers, afin de ne pas arriver à terre longtemps après son capitaine: mais quelque désir qu'il eût de se presser, il ne put atteindre la plage aussitôt qu'il l'eût voulu, parce que, ne connaissant pas la côte, et voguant pour ainsi dire à l'aveuglette, son canot toucha à plusieurs reprises. Cela lui fit perdre un temps considérable et l'obligea à changer plusieurs fois de direction.

Aussi, lorsqu'il arriva à terre, le capitaine était-il débarqué depuis longtemps déjà.

Le vieux marin fit accoster son canot et celui du capitaine le long du rivage, afin de pouvoir s'en servir au besoin, et, sautant sur le sable avec ses hommes, il s'avança avec précaution dans l'intérieur des terres.

A peine avait-il fait quelques pas que le bruit d'une course furieuse parvint jusqu'à lui, et, du chemin creux dont nous avons parlé, il vit s'élancer en désordre, suivis de près par un grand nombre de soldats mexicains, les quelques marins survivant à ceux qui avaient accompagné le capitaine.

Maître Pécou ne perdit pas la tête dans cette circonstance critique.