Je me croyais en proie à quelque cauchemar atroce.
Deux fois mon «tayo» m'avait présenté des bouchées de chair humaine, que je n'avais réussi qu'à grand-peine à éloigner de ma bouche.
Enfin, ma surexcitation devint telle, que je bondis sur moi-même, et, renversant d'un coup de poing l'horripilant vieillard qui n'avait cessé de moudre le départ pour la Syrie, je m'élançai à travers la mêlée.
Et je ne sais plus ce que je devins.
Un rayon de soleil qui pénétra dans ma cabine me retrouva endormi dans mon cadre.
Comment avais-je réussi à gagner mon bord? Je ne l'ai jamais su.
Une heure plus tard, j'étais sous voiles, et je m'éloignais pour toujours de mon «tayo».
Que le diable ait son âme!
Voilà quel effroyable concert m'avait rappelé la musique de ma belle-sœur.