[VII]

ASSAUT DE RUSES.

Lorsque la nuit fut venue et que l'obscurité eut complètement noyé le paysage, don Diogo entra dans la tente où le marquis se promenait tout pensif, marchant de long en large, la tête basse et les bras croisés sur la poitrine.

«Ah! C'est vous, capitão, dit le jeune homme en s'arrêtant, quelles nouvelles?

—Rien que je sache, Excellence, répondit l'Indien; tout est calme, les sentinelles veillent; la nuit, je le crois, sera tranquille.

—Cependant, vous aviez, si je ne me trompe, quelque chose à me dire?

—En effet, Excellence, je venais vous annoncer que je quitte le camp.

—Vous quittez le camp?

—Ne faut-il pas que j'aille à la découverte?