—Mais vous, mon ami?

—Moi! ma place est ici.

—Cependant ... reprit-il avec hésitation.

—Partez! partez! pendant que nous protégerons votre retraite.

Le général lui tendit la main.

—Laissez-moi mourir à vos côtés! dit-il.

—Non, général; vous devez compte de votre vie à la patrie.

En ce moment, les cris redoublèrent et un mouvement hostile s'opéra parmi les insurgés.

—A vos rangs! cria le colonel. Au nom du ciel! partez, général, pendant que nous nous ferons tuer pour protéger votre retraite.

—Venez, dit Beltran; peut-être est-il trop tard. Miramón jeta un regard triste autour de lui, serra affectueusement la main du colonel, murmura le mot: Au revoir! d'une voix brisée, et se décida enfin à suivre Beltran.