—Alors, pourquoi me réveiller? Lorsque je dormais si bien, fit-il en bâillant.

—Parce que vous avez assez dormi.

—Ah! fit l'autre.

—Oui, et il est temps de partir.

—Temps de partir! Déjà, diable! Vous êtes avare de votre hospitalité, mon maître; c'est bien, n'en parlons plus. Je ferai ce que vous voudrez, ajouta-t-il d'un ton piqué, je ne veux pas vous embarrasser plus longtemps de ma présence.

—Vous ne m'embarrassez pas, señor, répondit le jeune homme, si cela ne dépendait que de moi, vous resteriez ici autant que cela vous plairait. Vous ne sauriez me compromettre plus que je ne le suis, que diable!

—Peut-être; mais de qui cela dépend-il donc alors?

—Du serviteur indien qui m'a caché ici et qui probablement ne tardera pas à m'y venir visiter. Voyez s'il vous convient d'être vu par lui.

—Cáspita! Pas le moins du monde; me fier à un Indien, je serais perdu sans rémission. Et vous dites qu'il va venir bientôt?

—Je ne sais pas précisément quand il viendra, mais je l'attends d'un moment à l'autre.