—Comment, c'est tout?
—Oui.
—Vous ne stipulez rien pour votre sûreté personnelle.
—Allons donc, répondit le jeune homme avec dédain, vous plaisantez, señor, qu'ai-je à redouter de vous, moi? Vous n'oseriez attenter à la vie de celui qui, maître de la vôtre, a refusé de la prendre.
Le partisan frappa du pied avec colère, mais il ne répondit pas.
Les cavaliers approchaient rapidement, encore quelques minutes, et ils auraient rejoint les deux hommes qui les regardaient venir sans faire un mouvement vers eux.
[XVI]
A CASA-TRAMA
Les cavaliers qui s'avançaient dans le cañon, se dirigeant vers le camp de Casa-Trama, ainsi que se nommait le quartier général des Pincheyras, formaient une troupe d'une trentaine d'hommes environ; tous étaient bien armés et bien montés; leur costume affectait une coupe militaire, et, bien que marchant au petit galop, ils conservaient leurs rangs et ressemblaient plutôt à des soldats ou à des partisans qu'à des voyageurs paisibles amenés dans la cordillière par leurs affaires.