—Quoi qu'il arrive?

—Quoi qu'il arrive.

—Bien, je ne serai pas ingrat, la récompense égalera les services; maintenant, si vous avez quelques observations à me soumettre, je suis prêt à les entendre.

Les Gauchos, hommes d'exécution avant tout et peu parleurs de leur nature, se contentèrent de dire que le moment d'agir arrivé, ils seraient prêts; qu'ils n'avaient aucune observation à faire sur la manière de procéder; que cela ne les regardait pas.

—C'est juste, observa Tyro. Allez dormir, mes braves, et laissez-nous, le seigneur notre maître et moi, convenir de ce qui sera opportun de faire.

Les Gauchos ne se le firent pas répéter deux fois; ils se levèrent et allèrent s'étendre au milieu des ballots; deux minutes plus tard, ils dormaient à poings fermés.

Émile et le Guaranis, demeurés seuls, entamèrent alors un entretien fort long et fort sérieux, et dressèrent un plan qu'il est inutile de faire connaître ici.


[XX]

LE PARTISAN