Cette fois, la corniche était devenue véritablement une grande exploitation agricole.

Rien n’y manquait, que des bœufs et des vaches ; mais les ânes et les chèvres pouvaient largement suffire aux besoins de la culture et à ceux de la cuisine.

Malheureusement, Marcel n’avait pas de débouchés pour écouler ses produits. Cela le peinait.

CHAPITRE XX
Comment Marcel tomba malade, et fut guéri par un fantôme qui lui fit, pendant la nuit, une visite amicale.

Deux ans s’étaient écoulés depuis que Marcel était prisonnier sur la corniche.

Son domaine s’était considérablement accru ; l’annexion du plateau des Religieux en avait plus que doublé l’étendue ; et il avait suffi, pour opérer cet agrandissement, de construire un pont.

Le jeune solitaire faisait maintenant ses excursions et ses promenades, monté sur un âne magnifique, d’une douceur remarquable, auquel il avait donné le nom de Jean-Pierre.

La laiterie avait pris des proportions considérables : lait de chèvres, de brebis et d’ânesses. Le beurre et le fromage ne manquaient pas.

Il dressa ainsi l’état de ses animaux domestiques :

Cinq chiens (Petiote avait fait une nouvelle portée) : Petiote, Ravaude, Briffaut, Gamin et Lisette ;