— Bientôt tu jugeras par tes yeux du travail que ceux qui t’aiment ont fait pour te sauver.
— Nous voici au kiosque où s’ouvre le caveau, dit Marcel.
— Un instant encore. Écoute patiemment, ami.
— Parlez, parlez.
— Ton père a acheté cette corniche aussi bien que le plateau des Religieux. L’exploitation commencée par toi sera continuée par Jérôme auquel ton père a signé en ton nom un bail. Ces deux plateaux sont ta propriété. Ton père suppose que cette corniche où tu as tant souffert doit t’être chère et que tu seras heureux d’en rester le maître. Tu pourras ainsi y exécuter toutes les améliorations que tu jugeras nécessaires.
— Bon et excellent père, murmura Marcel.
— Tu résideras, si cela te plaît, à Beaurevoir qui est la propriété de ton père. Il te la donne.
— Beaurevoir à moi !… Et Pierre Morin, mon ami…
— Bien, Marcel ! tu penses à ton ami. Ton père y a pensé aussi. Il sera ton voisin et propriétaire d’une très belle ferme, limitrophe de la tienne. Demain il y sera installé.
— Oh ! je reconnais la justice et l’inépuisable bonté de mon père ! Sans doute il habitera avec moi.