[XXXII.]
Premiers pas à travers la ville.
Tout en feignant d'être absorbé par le soin de répondre aux politesses empressées de son hôte, le Canadien examinait attentivement l'intérieur de la maison dans laquelle il se trouvait, afin de se former une idée des autres habitations de la ville; car il supposait, à juste titre, que dans toutes la distribution devait être à peu près semblable.
La pièce dans laquelle Atoyac avait reçu ses hôtes était une assez grande chambre carrée, dont les murs blanchis a la chaux étaient ornés de chevelures humaines et d'une rangée d'armes tenues dans un état de propreté excessive.
Des peaux de jaguars et de ocelotl[1] des zarapés et des frazadas étaient entassés dans des espèces de grandes caisses destinées, selon toutes probabilités, à servir de lits.
Des butacas et autres sièges de bois excessivement bas meublaient cette pièce, au centre de laquelle était placés, une table élevée d'environ quarante centimètres seulement de terre.
Cet intérieur bien simple, comme on le voit, se retrouve, au reste, reproduit presque identiquement dans tous les callis indiens, qui se composent généralement de six pièces.
La première est celle que nous venons de décrire: c'est là que se tient habituellement la famille.
La seconde est destinée aux enfants.
La troisième sert de chambre à coucher.