—Faites, faites, mon ami, j'ai hâte d'apprendre ce que vous avez accompli pour la défense de notre noble cause.
—Oh! Permettez, général, dit vivement don Adolfo, je ne suis qu'un aventurier moi, mon dévouement vous est tout personnel.
—Bon, je m'entends, voyons un peu ce rapport.
—D'abord, j'ai réussi à enlever au général Degollado les débris de la conducta volée par lui à la Laguna Seca.
—Bon, ceci est de bonne guerre, c'est avec l'argent de cette conducta qu'il m'a pris Guadalajara. Oh! Castillo! Enfin, combien à peu près?
—Deux cents soixante mille piastres.
—Hum! Un assez beau chiffre.
—N'est-ce pas? J'ai ensuite surpris ce bandit de Cuellar, puis son digne associé Carvajal, enfin leur ami Felipe Irzabal a aussi eu maille à partir avec moi, sans compter quelques partisans de Juárez que leur mauvaise étoile a placés sur ma route.
—Bref, le total de ces diverses rencontres, mon ennemi...
—Neuf cents et quelques mille piastres; les guérilleros de l'intègre Juárez sont bons à tondre, ils ont les coudées franches et en profitent pour s'engraisser en pêchant largement en eau trouble; pour nous résumer, je vous apporte environ douze cents mille piastres qui vous seront amenées sur des mules avant une heure, et que vous serez libre de verser à votre trésor.