—Le comte est au désespoir, il cherche aidé par Leo Carral; moi, je suis venu vers vous.
—Vous avez bien fait; je ne vous manquerai pas. Le comte et Leo Carral sont donc demeurés à Puebla?
—Leo Carral seul, le comte a été contraint de fuir pour échapper aux poursuites des Juaristes, il s'est réfugié avec ses domestiques au rancho; chaque jour son plus jeune valet Ibarru, je crois qu'il le nomme ainsi, va à la ville s'entendre avec le mayordomo.
—Est-ce de votre propre mouvement que vous êtes venu vers moi?
—Oui, mais j'ai pris d'abord conseil du comte, je n'ai pas voulu agir sans avoir son avis.
—Vous avez eu raison; ma sœur préparez un appartement convenable pour doña Dolores.
—Vous la ramènerez donc? s'écrièrent les deux dames.
—Oui, ou je périrai.
—Partons-nous? demanda le jeune homme avec impatience.
—Dans un instant, j'attends Loïck et López.