—Loïck est ici?

—C'est lui qui m'a apporté la nouvelle de la surprise de l'hacienda.

—C'est moi qui vous l'avais envoyé.

—Je le sais. Votre cheval est fatigué, vous le laisserez ici, on en aura soin, je vous en donnerai un autre.

—Soit.

—Vous avez sans doute entendu prononcer les noms des principaux persécuteurs de don Andrés?

—Ils sont trois; le premier est le premier secrétaire, l'âme damnée du nouveau gouverneur, son nom est don Antonio de Cacerbar.

—Vous avez eu la main heureuse, dit l'aventurier avec ironie: cet homme est le même auquel vous avez si philantropiquement sauvé la vie.

Le jeune homme eut un rugissement de tigre.

—Je le tuerai, dit-il sourdement.