—Maintenant nous pouvons partir, dit don Melchior.

—Allons, fit don Diego, señor don Adolfo ou quelque soit votre nom, veuillez, passer le premier.

L'aventurier obéit sans répondre.

Vingt-cinq ou trente soldats vêtus un peu de costumes de fantaisie, la plupart en lambeaux et ressemblant bien plutôt à des bandits qu'à d'honnêtes militaires, attendaient dans la rue.

Ces soldats étaient tous bien montés et bien armés.

Au milieu d'eux le comte de la Saulay et ses deux domestiques étaient étroitement surveillés; un sourire de joie éclaira le visage de don Melchior à la vue du gentilhomme; celui-ci ne daigna pas paraître s'apercevoir de sa présence.

Un cheval était préparé pour don Adolfo; sur un signe de don Diego, il se mit en selle et alla de lui-même se placer à la droite du comte avec lequel il échangea un serrement demain.

Don Melchior se mit en selle.

—Maintenant, mon ami, fit don Diego, bon voyage. Je m'en retourne au gouvernement.

—Adieu donc! fit Melchior, et l'escorte se mit en marche.