—Bon, je comprends, nous allons faire une bonne chasse.
—Nous allons chasser, oui, dit l'aventurier avec un équivoque sourire, mais pas du tout de la façon dont tu le supposes.
—Bon, cela m'est égal, je chasserai comme vous voudrez, moi.
—J'y compte bien, allons viens, nous n'avons déjà que trop perdu de temps.
Ils se dirigèrent alors vers le monticule. L'aventurier entra dans le souterrain et le jeune homme monta au rancho.
Loïck et les deux femmes l'attendaient sur la plate-forme, assez intrigués de la longue conversation qu'il avait eue avec Olivier; mais Dominique fut impénétrable, il avait trop longtemps vécu au désert pour se laisser sortir la vérité du cœur lorsqu'il lui plaisait de la cacher. En cette circonstance, ce fut en pure perte qu'on l'accabla de questions; il ne répondit que par des fins de non recevoir; désespérant de le faire parler, son père et les deux femmes prirent enfin le bon parti de le laisser tranquille.
Son déjeuner était tout préparé sur la table.
Comme il avait faim, il saisit ce prétexte pour changer la conversation, et tout en mangeant, il annonça son départ.
Loïck ne lui fit aucune observation, il était accoutumé à ses brusques absences.
Au bout d'une demi-heure environ, Olivier reparut.