XII SES COMPOSITIONS

Sous l’influence des Musées, des parlottes du café Guerbois—et le Romantisme régnant encore,—Cézanne, avant et aux environs de l’année 1870, peignit un certain nombre de compositions, dont quelques-unes seulement trouvèrent, par la suite, grâce devant lui.

On peut citer parmi ces compositions: Le Jugement de Pâris (1860); Une tentation de Saint Antoine (1870); La Femme à la puce (Tableau aujourd’hui disparu, dit M. Vollard, et qualifié par lui de «pochade drolatique et pseudo réaliste»); Un après-midi à Naples ou le Grog au vin (1863); Scène en plein air (1870); La Promenade (1871); l’Enlèvement (1867); le Festin (1868); La Léda au Cygne (1868); etc.

Rubens et Delacroix étaient alors ses influences les plus directes; mais, toutefois, Cézanne ne témoignait d’aucune servilité envers ces maîtres, si l’on veut bien se souvenir des tableaux que je viens de nommer,—et qui constituèrent à l’époque ce que l’on peut vraiment appeler de «beaux scandales»!

Plus tard, d’ailleurs, Cézanne reviendra à son goût des compositions, puisque l’on peut encore citer: La nouvelle Olympia (1872);—une nouvelle Tentation de Saint Antoine (1873); le Déjeuner sur l’herbe (1878),—La lutte (1885).

Toutefois, il faut bien dire que ce ne sont point là, en général, ses œuvres préférables. Je concède même que les détracteurs de Cézanne peuvent d’abord rayonner quand ils considèrent seulement la photographie du tableau dénommé: Le Triomphe de la Femme.