M. Jules Delahaye.—Le Journal, dis-je, a chargé cet écrivain de mérite de placer sous vos yeux des réflexions bien appropriées aux circonstances que nous traversons; permettez-moi de les recommander à votre attention, pour terminer.

M. Jean Longuet.—Il y a des noms qu’on ne doit pas prononcer ici...

M. Jules Delahaye.—Voici ce qu’écrivait, hier, M. Urbain Gohier... (Vives exclamations sur les bancs du parti socialiste.)

M. Jean Longuet.—Il faut avoir la pudeur de ne pas parler de lui ici. (Bruit.)

M. Jules Delahaye.—Ne parlez donc pas de pudeur.

Raffin-Dugens.—C’est un assassin, et la justice l’a pris sous sa protection. (Vives exclamations et bruit sur un grand nombre de bancs...)

M. le président.—C’est intolérable! Voulez-vous, oui ou non, écouter l’orateur?

Raffin-Dugens.—L’orateur n’a pas le droit d’apporter ici cette protestation. (Bruit.) Il devrait être à l’ombre, cet homme-là. (Bruit.)

M. le président.—Vous allez m’obliger à vous rappeler à l’ordre, si vous continuez.

Raffin-Dugens.—Vous pouvez me rappeler à l’ordre. Je dis qu’Urbain Gohier est l’assassin de Jaurès, et s’il y avait une justice...