M. le président.—Pardon! il y a un projet de loi à l’ordre du jour; et l’orateur est parfaitement en droit de le discuter. Veuillez l’écouter. Vous aurez le droit de prendre la parole sur le projet. D’autres orateurs l’ont fait.

M. Jules-Louis Breton.—Nous sommes tous d’accord sur ce point que ce n’était pas le moment de discuter un tel projet.

Sur les bancs du parti socialiste.—Pas tous!

M. Jules Delahaye.—Je croyais que le régime parlementaire était celui de la contradiction. Et toutes les fois qu’on élève une contradiction ici on est interrompu et maltraité.

M. Marrou.—Avouez que le moment est mal choisi.

M. Jules Delahaye.—...Pour déposer ce projet. Oui; c’est ce que j’ai dit. Et vous me reprochez d’être d’accord avec vous.

Un seul journal à ma connaissance, un journal républicain, que vous lisez et applaudissez tous les jours, celui qui a fait la campagne si heureuse «des canons et des munitions», a chargé un écrivain, estimé de tous pour son talent et son indépendance courageuse, de placer sous vos yeux des réflexions bien appropriées aux circonstances que nous traversons. Permettez-moi de vous les lire pour terminer. (Interruptions et bruit sur les bancs du parti socialiste.)

Sur divers bancs du parti socialiste.—Non! non! Nous n’estimons pas Gohier.

M. Jules Delahaye.—Tant pis pour vous, si vous ne l’estimez pas.

M. le président.—Messieurs, veuillez laisser l’orateur s’expliquer.