M. Marius Moutet.—Nous ne laisserons pas lire la prose d’un homme qui a poussé à l’assassinat d’un de nos camarades. (Bruit.)

A droite.—Lisez! lisez!

Sur les bancs du parti socialiste.—Non! Non! (Bruit.)

M. Paul Poncet.—Elle ne sera pas lue.

M. Jules Delahaye.—Quoi que vous disiez, elle sera lue.

M. le président.—Un jour peut-être viendra où quelqu’un des vôtres voudra lire un article qui déplaira à une autre partie de l’assemblée. Ce jour-là, je croirai de mon devoir d’assurer la liberté de la tribune pour vous comme je le fais en ce moment pour M. Jules Delahaye. Puis-je procéder autrement? (Applaudissements.)

M. Jules Delahaye.—Messieurs, voici des lignes qui ne sont pas faites pour exciter vos colères. Je vous répète que je les lirai.

M. Jean Longuet.—Non! non! Nous oublierions la mémoire de Jaurès.

M. Jules Delahaye.—Si! si! Car elles traitent d’une question d’art, de quelque part qu’elles viennent—et je proteste contre tout ce que vous venez de dire de M. Urbain Gohier. Vous pouvez les entendre, et les entendre avec calme. Je reprends.

«Nous pouvons vendre le trop-plein de nos musées...» (Vives réclamations sur les bancs du parti socialiste.)