N’est-ce pas là, derrière la toile, tout le secret de la comédie qui en est ici, à son second acte... (Mouvements divers.)

M. Murat, président de la Commission.—Vous n’allez pas dire qu’il est juif!

M. Gaudin de Villaine.—Non, mon cher collègue, je ne débaptise jamais personne, sans son assentiment—il y a même de bons juifs et de mauvais catholiques. (Rires.)

M. le rapporteur.—Il ne faut pas les confondre avec celui d’Eugène Sue. (Sourires.)

M. Gaudin de Villaine.—Messieurs, bien renseigné—et je crois l’être—j’ai voulu simplement et au début de cette discussion, apporter ici une parole de bon sens et de vérité! Et comme dans la question des séquestres, dans la question de l’espionnage allemand, dans la question des métaux, dont je m’occupe aujourd’hui et qui n’est pas encore réglée (Mouvements divers), j’entends—s’il y a des dupes—ne pas accepter devant la nation, qui observe et qui nous juge, une place dans la galerie: ni dupe, ni complice; aujourd’hui, ni jamais! (Très bien et applaudissements à droite.)

Messieurs, je comptais en rester là de mes observations—pour le moment du moins—mais l’absence de mon collègue et ami, M. Delahaye, m’incite, fidèle à sa pensée, à apporter ici un document et quelques citations de toute opportunité... document extrait du Bulletin municipal officiel du lundi 6 avril 1914, nº 217.

Avant de descendre de la tribune, je ne résiste pas au plaisir d’apporter quelques citations et tout d’abord ce document:

(Nº 217).—Ordre du jour sur une demande de souscription à un ouvrage de M. Rodin.

M. Lampué, au nom de la 4e Commission dit:

«Messieurs, l’univers jalouse la France, parce que nous possédons le plus prodigieux artiste que l’humanité ait jamais connu. Le Gouvernement de la République méconnaît l’honneur que les Dieux nous ont fait en ne chantant pas, comme il convient, le plus grand sculpteur que la terre ait jamais porté.