Je vous remercie de m’avoir fourni l’occasion de répéter ceci à la tribune.

Il est une autre question que je ne voulais pas non plus traiter ici, je dois vous le dire.

J’ai été particulièrement ému du dépôt de ce projet de loi parce qu’il s’agissait d’un ancien couvent où entreront à perpétuité ou du moins pendant les vingt-cinq ans qui suivront la mort de Rodin, des œuvres d’un certain caractère que vous savez.

M. le rapporteur.—Lesquelles?

M. de Lamarzelle.—J’aurais bien voulu le savoir par mon honorable ami M. Delahaye qui a voulu visiter par lui-même le musée et auquel l’entrée a été refusée; mais ces œuvres je les connais par ce qu’en a dit M. le rapporteur de la Chambre.

M. le rapporteur.—Par la légende!

Le rapporteur de la Chambre n’a pas dit que c’était un musée secret.

M. de Lamarzelle.—Il ne s’agit pas de musée secret!

M. le rapporteur.—C’est pourtant ce qu’a dit M. Delahaye à cette tribune, quand il a demandé la nomination d’une commission spéciale.

M. de Lamarzelle.—C’est malheureusement l’expression dont s’est servi M. Auguste Rodin dans une interview. Il a dit: «Qui n’a pas son musée secret?» Mais, secret ou non, cela m’est indifférent.