M. de Lamarzelle.—Alors?
M. le rapporteur.—Quand M. Delahaye sera ici, il aura à cœur de s’expliquer sur la légende du musée secret. J’y ai mené beaucoup de nos collègues et je vous affirme que, musée secret pour musée secret, si M. Delahaye apportait ici son musée du XVIIIe siècle, il pourrait en faire un fameux avec les œuvres destinées à l’alcôve de la Pompadour, les Clodion, les Beaudouin et les Boucher!
M. de Lamarzelle.—Je n’ai pas signé le contre-projet en question; mais l’État, je crois, pourrait choisir et ne pas y mettre des inconvenances semblables à celles que signale M. le rapporteur lui-même.
M. le rapporteur.—Venez avec moi chez Rodin et vous verrez si l’on ne s’est pas trompé!
M. de Lamarzelle.—Il ne s’agit pas de musée secret ou non secret.
M. le président de la Commission.—Et les gargouilles de nos cathédrales, qu’en pensez-vous?
M. de Lamarzelle.—Je discuterai la question des cathédrales, quand vous voudrez.
M. le président de la Commission.—Je parle des gargouilles.
M. de Lamarzelle.—Je parle en ce moment du musée Rodin; or, ce n’est pas moi qui le qualifie, c’est le rapporteur lui-même de la Chambre. Est-ce vrai ou non? Je ne le connais, ce musée, que par ce qu’en a dit l’honorable M. Simyan, qui doit être édifié sur ce point, et je soutiens qu’il y a là de quoi blesser les catholiques qui, pendant tant d’années, ont vu, dans ce couvent, des religieuses élever leurs filles.
M. le rapporteur.—Je vous assure que, dans l’œuvre de Rodin que vous interprétez comme diabolique...