M. de Lamarzelle.—Je le veux bien; il n’y a donc pas de musée secret, mais il y a un musée qualifié par M. le rapporteur de la Chambre dans les termes que je vous ai dits...

M. le rapporteur.—Il y a du nu!

M. de Lamarzelle.—Ce n’est pas la question!...avec le caractère indiqué dans les lignes que j’ai citées tout à l’heure et qui sont très caractéristiques.

M. le rapporteur.—Ingres a dit: «Ce qui est indécent, ce n’est pas le nu, c’est le retroussé». (Sourires approbatifs.)

M. de Lamarzelle.—C’est le rapporteur de la Chambre qui a commis l’exagération...

M. le rapporteur.—Son admiration a exagéré son expression.

M. de Lamarzelle.—Je le veux bien, mais le document est authentique, il restera: le rapporteur, organe de sa Commission, a caractérisé l’œuvre de Rodin comme je l’ai indiqué.

M. le rapporteur.—Il l’a fait avec éloquence!

M. de Lamarzelle.—Eh bien, je répète que l’introduction, dans la chapelle, des œuvres de Rodin, telles qu’elles sont décrites dans le rapport de M. Simyan, serait un acte blessant, non pas seulement pour tous les catholiques, mais pour tous ceux qui ont certains sentiments de délicatesse.

Tout à l’heure, on nous disait avec éloquence: «Alors que tant d’œuvres d’art sont détruites par la guerre, c’est le moment, pour l’État, d’en acquérir d’autres.» Je renverse l’argument et je dis: Ce n’est pas au moment où tant d’églises catholiques viennent d’être détruites par l’envahisseur—plus de trois mille!—qu’il faut, permettez-moi de prononcer le mot qui est sur mes lèvres et que je ne prends pas dans son sens mondain mais dans le sens religieux, qu’il faut déshonorer une chapelle!