M. le rapporteur.—Les œuvres auxquelles il est fait allusion sont de petites œuvres; elles sont dans l’hôtel Biron. Mais, dans la chapelle, il n’y aura que la vingtaine des grands chefs-d’œuvre devant lesquels la mère, sans danger, pourra conduire sa fille.

M. de Lamarzelle.—Oui, tant que vous serez là, peut-être, mais c’est un musée pour toujours que vous créez!

Je dis que, dans ce moment où nous sommes si unis—nous venons de le constater une fois de plus tout à l’heure à l’audition du remarquable discours de M. le ministre des Finances—vous devez faire disparaître de ce projet cette cause de division.

Je ne vous demande que peu de chose: retirer la chapelle de la donation; admettez même, si vous voulez, qu’elle soit rendue au culte: vous devez bien cela aux catholiques de France, si unis avec vous sur tous les terrains, dans un patriotisme complet, comme M. le ministre des Finances vient de vous le dire. (Très bien! très bien! à droite.)

M. le président.—Je consulte le Sénat sur la prise en considération de l’amendement de M. de Lamarzelle, dont j’ai donné lecture.

(Le Sénat n’a pas adopté.)

M. le président.—M. de Lamarzelle se proposait d’ajouter la disposition suivante:

«Toutefois, il sera ajouté à l’article 3 de la deuxième donation, après les mots «destiner par la suite» ceux-ci: «et qui auront été comptées par une commission nommée par le sous-secrétaire d’État des Beaux-Arts.»

Mais cet amendement portant, non sur l’article unique, mais sur le texte même de la convention, je ne puis le mettre en délibération. (Assentiment.)

M. de Lamarzelle.—Je n’insiste pas.