Une illumination lui vint: s'ils avaient tant de mal, c'est qu'ils ne savaient pas les règles.

Ils les étudièrent, dans La Pratique du Théâtre par d'Aubignac, et dans quelques ouvrages moins démodés.

On y débat des questions importantes: Si la comédie peut s'écrire en vers,—si la tragédie n'excède point les bornes en tirant sa fable de l'histoire moderne,—si les héros doivent être vertueux,—quel genre de scélérats elle comporte,—jusqu'à quel point les horreurs y sont permises? Que les détails concourent à un seul but, que l'intérêt grandisse, que la fin réponde au commencement, sans doute!

«Inventez des ressorts qui puissent m'attacher», dit Boileau.

Par quel moyen inventer des ressorts?

«Que dans tous vos discours la passion émue Aille chercher le coeur, l'échauffe et le remue.»

Comment chauffer le coeur?

Donc les règles ne suffisent pas. Il faut, de plus, le génie.

Et le génie ne suffit pas. Corneille, suivant l'Académie française, n'entend rien au théâtre. Geoffroy dénigra Voltaire. Racine fut bafoué par Subligny. La Harpe rugissait au nom de Shakespeare.

La vieille critique les dégoûtant, ils voulurent connaître la nouvelle, et firent venir les comptes rendus de pièces, dans les journaux.