—Pauvre garçon!
—Ma vie est si triste!
—Et la mienne!... S’il n’y avait que les chagrins, les inquiétudes, les humiliations, tout ce que j’endure comme épouse et comme mère, puisqu’on doit mourir, je ne me plaindrais pas; ce qu’il y a d’affreux, c’est ma solitude, sans personne...
—Mais je suis là, moi!
—Oh! oui!»
Un sanglot de tendresse l’avait soulevée. Ses bras s’écartèrent, et ils s’étreignirent debout dans un long baiser.
Un craquement se fit sur le parquet. Une femme était près d’eux, Rosanette. Mme Arnoux l’avait reconnue; ses yeux, ouverts démesurément, l’examinaient, tout pleins de surprise et d’indignation. Enfin, Rosanette lui dit:
«Je viens parler à M. Arnoux pour affaires.
—Il n’y est pas, vous le voyez.
—Ah! c’est vrai! reprit la Maréchale, «votre bonne avait raison! Mille excuses!»