Antoine écoute. La flamme se rapproche.

Et il voit venir une femme qui pleure, appuyée sur l’épaule d’un homme à barbe blanche.

Elle est couverte d’une robe de pourpre en lambeaux. Il est nu-tête comme elle, avec une tunique de même couleur, et porte un vase de bronze, d’où s’élève une petite flamme bleue.

Antoine a peur et voudrait savoir qui est cette femme.

L’ÉTRANGER (SIMON).

C’est une jeune fille, une pauvre enfant, que je mène partout avec moi.

Il hausse le vase d’airain.

Antoine la considère, à la lueur de cette flamme qui vacille.

Elle a sur le visage des marques de morsures, le long des bras des traces de coups; ses cheveux épars s’accrochent dans les déchirures de ses haillons; ses yeux paraissent insensibles à la lumière.

SIMON.