NÉRON.
Mourir! A peine ai-je vécu! Oh! comme j’accomplirais de grandes choses, à faire trembler l’Olympe! Je finirais par combler l’Océan et me promènerais dessus en quadrige triomphal. J’ai encore envie de vivre, j’ai besoin encore de voir le soleil, le Tibre, les campagnes, le cirque au sable d’or! Ah! je veux vivre!
LA MORT.
Je te donnerai un drap dans la tombe, un lit éternel plus doux et plus tranquille que tes coussins d’empereur.
NÉRON.
Oui, je suis bien lent à mourir!
LA MORT.
Eh bien, meurs!
Et elle l’emporte dans les plis de son linceul qu’elle secoue sur la terre.