Et désignant la muraille:

«Ah! pardon, nous aurons ici un objet que l’on restaure en ce moment.»

La veuve et Marescot se retirèrent.

Les deux amis avaient imaginé de feindre une concurrence. Ils allaient en courses l’un sans l’autre, le second faisant des offres supérieures à celles du premier. Pécuchet venait d’obtenir le casque.

Bouvard l’en félicita et reçut des éloges à propos de la couverture.

Mélie, avec des cordons, l’arrangea en manière de froc. Ils le mettaient à tour de rôle pour recevoir les visites.

Ils eurent celles de Girbal, de Foureau, du capitaine Heurteaux, puis de personnes inférieures: Langlois, Beljambe, leurs fermiers, jusqu’aux servantes des voisins; et chaque fois ils recommençaient leurs explications, montraient la place où serait le bahut, affectaient de la modestie, réclamaient de l’indulgence pour l’encombrement.

Pécuchet, ces jours-là, portait le bonnet de zouave qu’il avait autrefois à Paris, l’estimant plus en rapport avec le milieu artistique. A un certain moment, il se coiffait du casque et le penchait sur la nuque, afin de dégager son visage. Bouvard n’oubliait pas la manœuvre de la hallebarde; enfin, d’un coup d’œil ils se demandaient si le visiteur méritait que l’on fît «le moine du moyen âge».

Quelle émotion quand s’arrêta devant leur grille la voiture de M. de Faverges! Il n’avait qu’un mot à dire. Voici la chose:

Hurel, son homme d’affaires, lui avait appris que, cherchant partout des documents, ils avaient acheté de vieux papiers à la ferme de la Aubrye.