Le drame de 1830 les enchanta par son mouvement, sa couleur, sa jeunesse.

Ils ne faisaient guère de différence entre Victor Hugo, Dumas ou Bouchardy, et la diction ne devait plus être pompeuse ou fine, mais lyrique, désordonnée.

Un jour que Bouvard tâchait de faire comprendre à Pécuchet le jeu de Frédérick Lemaître, Mme Bordin se montra tout à coup avec son châle vert, et un volume de Pigault-Lebrun qu’elle rapportait, ces messieurs ayant l’obligeance de lui prêter des romans quelquefois.

«Mais continuez!» car elle était là depuis une minute et avait plaisir à les entendre.

Ils s’excusèrent. Elle insistait.

«Mon Dieu! dit Bouvard, rien ne nous empêche...»

Pécuchet allégua, par fausse honte, qu’ils ne pouvaient jouer à l’improviste, sans costume.

«Effectivement! nous aurions besoin de nous déguiser!»

Et Bouvard chercha un objet quelconque, ne trouva que le bonnet grec et le prit.

Comme le corridor manquait de largeur, ils descendirent dans le salon.