La correction n’avait point corrigé Victor. Il refusait d’apprendre son catéchisme, et Victorine proférait des mots sales. Bref, le garçon irait aux Jeunes-Détenus, la petite fille dans un couvent.

Foureau s’était chargé des démarches, et il s’en allait quand la comtesse le rappela.

On attendait M. Jeufroy pour fixer ensemble la date du mariage, qui aurait lieu à la mairie bien avant de se faire à l’église, afin de montrer que l’on honnissait le mariage civil.

Foureau tâcha de le défendre. Le comte et Hurel l’attaquèrent. Qu’était une fonction municipale près d’un sacerdoce?—et le baron ne se fût pas cru marié, s’il l’eût été seulement devant une écharpe tricolore.

«Bravo! dit M. Jeufroy qui entrait. Le mariage étant établi par Jésus...»

Pécuchet l’arrêta: «Dans quel évangile? Aux temps apostoliques, on le considérait si peu, que Tertullien le compare à l’adultère.

—Ah! par exemple!

—Mais oui! et ce n’est pas un sacrement! Il faut au sacrement un signe. Montrez-moi le signe dans le mariage!»

Le curé eut beau répondre qu’il figurait l’alliance de Dieu et de l’Église. «Vous ne comprenez plus le christianisme! et la loi...

—Elle en garde l’empreinte, dit M. de Faverges; sans lui, elle autoriserait la polygamie!»