Paul lui fait un signe de tête négatif.
DOMINIQUE, qui s’est levé d’effroi tout à coup.
Ah! il a le sommeil occupé, décidément. (Il se rassoit.) Ouf! on est bien! J’ai les genoux rompus de fatigue, avec la tête d’un creux...
PAUL, debout.
C’est d’avoir marché toute la nuit! Pauvre garçon! finis la bouteille, va! (Dominique boit.) Et à moi aussi, le cœur défaille! Au moment de me jeter dans une existence nouvelle, je ne sais quel trouble m’envahit; c’est comme le malaise qui nous survient quand on va partir pour les longs voyages! Allons, lève-toi!
SCÈNE II.
PAUL, DOMINIQUE; UN BOURGEOIS, vêtu d’une longue redingote, chapeau à bords retroussés, favoris, canne à lanière de cuir, entre tout doucement, et s’assoit à une des tables, observant Paul et Dominique avec des yeux flamboyants. La pluie se met à tomber au dehors.
DOMINIQUE.
Bon! la pluie! Il nous faut attendre, puisqu’un équipage nous manque pour faire notre entrée à Paris.
PAUL.