Quand nous en sommes sortis, la dernière fois, c’était dans une chaise de poste à quatre chevaux.

DOMINIQUE.

Moi, j’étais sur le siège; je payais les postillons! et, aujourd’hui, nous voilà à guetter l’omnibus.

L’INCONNU, se levant poliment.

Les omnibus de la banlieue, monsieur, ne se mettent en marche qu’à huit heures et demie du matin.

Paul et Dominique se retournent et examinent l’inconnu.

L’INCONNU.

Ces messieurs sont étrangers?... Monsieur voyage pour son plaisir, sans doute? Si Monsieur avait besoin de quelques renseignements dans la capitale, je pourrais... vu mes relations nombreuses... (Paul et Dominique ne répondent pas.) Brounn... brounn... il fait un froid!... Je prendrais volontiers quelque chose de chaud! Hé! garçon, un punch!

Le cabaretier se lève en sursaut et sort par la droite.

Du sucre, un citron, du cognac! vivement!... et si ces messieurs veulent me faire l’honneur... (Une servante, arrivant par la gauche, apporte un bol.)