JEANNETTE.

Les œufs!

PAUL, examinant l’intérieur du panier.

Des fruits... une galette... jusqu’à des petits pots de crème! Et c’était... (il l’interroge du regard; elle lui répond par un signe de tête affirmatif) pour moi! Jusqu’à présent, en effet, je n’ai rien payé de ces choses!—Ah! je devine!... l’amitié de mon domestique me réduit aux charités d’une paysanne! (Brutalement.) Remporte tout cela, Jeannette! Je n’en veux plus! Va-t’en!

JEANNETTE, pleurant.

Si j’avais su vous fâcher, je ne l’aurais pas fait!

PAUL, à part.

Elle pleure!... Et, dans ma vanité imbécile, je la repousse!... Combien donc y en a-t-il d’un dévouement pareil? (Haut.) Non, reste! Pardonne-moi! C’est que je suis malade quelquefois!... Et il y a longtemps que tu viens ainsi tous les jours?

JEANNETTE.

Depuis un mois bientôt!