Tout à l’heure j’étais dans le tombeau, je sentais un marbre lourd sur ma tête, et je me heurtais aux planches du cercueil, mais je suis au ciel! Oh! je t’aime pour l’éternité; pour l’éternité tu es à moi!
Il allait étendre les bras vers elle, il allait la saisir, déjà leurs regards s’étaient confondus, leurs larmes s’étaient séchées, il y avait eu un immense espoir dans la création. Le monde s’était retourné sur son vieux lit de douleurs, il avait entr’ouvert son œil morne pour voir la dernière étoile, il avait aspiré la brise du ciel; mais il se rendormit bientôt dans ses cendres.
Un éclair parut, Satan était là.
—Arrête, dit-il, elle est à moi! Smarh! arrête, te dis-je!
SMARH.
A toi? esprit de ténèbres, arrière!
SATAN.
Je te brise du pied, vermisseau plein d’orgueil, bulle de savon que mon souffle seul soutient.
SMARH.
Car tu es à moi? A toi mon cœur!