SMARH.
C’est vrai, comment donc?
SATAN.
C’est que le ciel te montre ses feux, mais ses feux te brûlent; que la mer s’étend devant toi, ouvre sa surface, mais elle t’engloutit; c’est que ton intelligence te sert, mais te trahit et te fait souffrir; c’est que l’infini est ouvert devant toi, mais sans bornes et sans fin, et qu’il te perd.
Les oiseaux de nuit, des vautours, des mouettes sortent des rochers et viennent planer alentour. De temps en temps ils s’abattent sur le rivage en troupes et vont tirer des varechs ou des débris dans la mer. Les vagues bondissent, et leur bruit retentit dans les cavernes.
SMARH.
Cette nature est sombre.
SATAN.
Tout à l’heure tu la trouvais si riante.
SMARH.