Il en est ainsi quand le soleil n’éclaire plus et que les ténèbres enveloppent la terre.
SATAN.
Comme des langes qui la couvrent.
L’écume saute sur les rochers à fleur d’eau et, quand le flot s’est retiré, un silence se fait et l’on n’entend plus que le clapotement, toujours diminuant, des derniers battements de la vague entre les grosses pierres, puis, au loin, un bruit sourd. Les oiseaux de proie redoublent leurs cris déchirants.
SMARH.
Ô puissance de Dieu, que vous êtes grande!
SATAN.
Et terrible, n’est-ce pas? Ne sens-tu rien dans ton cœur qui fléchisse et qui te crie que tu es faible, humble et petit devant tout cela?
SMARH.
Oui, la nature fait peur; ici tout n’est donc que crainte, appréhension?