[CHAPITRE II].—Documents psychologiques révélés par l'enquête sur l'enseignement. Pourquoi les réformes sont impossibles

Importance documentaire de l'enquête.—Principes psychologiques qui ont dirigé les dépositions.—Les discussions ont porté sur des programmes et non sur les méthodes de l'enseignement.—Importance illusoire attachée aux programmes.—Puissance que leur attribue l'Université.—Faible importance qu'elle attache aux méthodes.—Pourquoi l'infériorité de notre éducation a été vue facilement par les auteurs de l'enquête et pourquoi les causes de cette infériorité leur ont échappé.—Raisons qui rendent actuellement impossibles les réformes.—Les illusions et la volonté des parents.—L'état mental des professeurs.—Comment ils sont formés en France et ce qu'ils enseignent.—Comment ils sont formés en Allemagne.—But de cet ouvrage.

LIVRE II

L'INSTRUCTION ET L'ÉDUCATION AUX ÉTATS-UNIS

[CHAPITRE PREMIER].—Principes généraux de l'Éducation en Amérique
[CHAPITRE II].—Détails des méthodes usitées dans les écoles américaines
[CHAPITRE III].—L'enseignement des sciences expérimentales dans les Écoles de l'Amérique
LIVRE III
L'ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE EN FRANCE
[CHAPITRE PREMIER].—La valeur des méthodes universitaires

§ 1. La Méthode mnémonique.—Cette méthode est la seule acceptée par l'Université.—Examen successif des résultats qu'elle produit dans les diverses branches de connaissances.—§ 2. Les résultats de l'enseignement du latin et des langues vivantes.—Rapports présentés à la Commission d'enquête sur le degré de connaissance des langues par les élèves de l'Université.—Ignorance totale de l'immense majorité des élèves après sept ans d'études.—§ 3. Les résultats de l'enseignement de la littérature et de l'histoire.—Les élèves se bornent à apprendre des dates, des subtilités, des dissertations sur des auteurs qu'ils ne lisent jamais.—Leur ignorance complète de la littérature et de l'histoire.—Extraits des rapports présentés à la Commission d'enquête.—§ 4.—Les résultats de l'enseignement des sciences.—Les méthodes d'enseignement des sciences sont les mêmes que celles employées pour les autres branches de connaissances et produisent les mêmes résultats négatifs.—Documents présentés à la Commission d'enquête.—§ 5.—Les résultats de l'enseignement supérieur et l'esprit universitaire.—L'enseignement supérieur est caractérisé comme l'enseignement secondaire par la récitation des manuels.—Le licencié, le polytechnicien, le normalien, l'élève des écoles d'industrie et d'agriculture sont soumis aux mêmes procédés mnémoniques.—L'Université considère que la valeur des hommes se mesure uniquement à la quantité des choses qu'ils peuvent réciter.—§ 6. L'opinion de l'Université sur la valeur générale de l'enseignement universitaire.—Extraits des rapports de la Commission d'enquête montrant à quel point les professeurs eux-mêmes sont convaincus de la nullité de leur enseignement.—Leur conviction que notre enseignement classique est destiné à disparaître.

[CHAPITRE II].—Les résultats finals de l'enseignement universitaire. Son influence sur l'intelligence et le caractère

Les résultats de l'enseignement classique ne sont pas seulement l'ignorance finale de l'élève.—C'est à cet enseignement qu'est due une production croissante d'esprits faux, aigris, déclassés et révoltés.—L'enseignement secondaire, qualifié de «méfait social» par un des rapporteurs de la Commission.—Extraits des divers rapports.—Les élèves sont incapables de réflexion, d'initiative, de jugement et ne savent pas se conduire dans la vie.—Leur incuriosité et leur indifférence.—Leur oubli total de ce qu'ils ont appris quelques mois après l'examen.—Conclusion générale du Président de la Commission d'enquête sur les funestes effets de l'enseignement universitaire.—Opinion d'anciens Ministres de l'Instruction publique.

[CHAPITRE III].—Les lycées

§ 1. La vie au lycée.Le travail et la discipline.—L'internat constitue une nécessité imposée par la volonté des familles.—Les grands lycées.—Règlements méticuleux et uniformes qui les régissent.—Exagération du nombre d'heures de travail.—Insuffisance de l'hygiène et de l'alimentation.—Absence d'exercices physiques.—Etroitesse de la surveillance.—La vie dans les lycées édifiés à la campagne.—Interdiction aux élèves de circuler dans les parcs entourant les établissements.—§ 2. La Direction des lycées.Les proviseurs.—Le proviseur n'est qu'un comptable régi par des règlements méticuleux et ne pouvant s'occuper de la maison qu'il est censé diriger.—Les bureaux du Ministre règlent les moindres détails.—Extraits des rapports de la Commission d'enquête.—§ 3. Ce que coûtent les lycées à l'État.—L'État perd des sommes énormes avec les lycées, alors que les établissements congréganistes dus à l'initiative privée réalisent des bénéfices.—Causes des dépenses des lycées.—Classes comptant quatre élèves et un professeur payé 5.000 francs.—Généralité du gaspillage.—Pourquoi les proviseurs n'ont aucun intérêt à réaliser des économies.