[CHAPITRE IV].—Les professeurs et les répétiteurs
§ 1. Les professeurs.—Leur insuffisance pédagogique comme conséquence de leur mode de préparation.—Déclaration des chefs de l'Université.—Psychologie du professeur universitaire.—Il est maltraité par l'Université et peu considéré par le public.—Insuffisance de son éducation extérieure.—Son défaut de prestige.—Pourquoi il devient vite indifférent pour ses élèves, mécontent et ennemi de l'ordre social.—§ 2. Les répétiteurs.—Les répétiteurs ne sont aujourd'hui que des surveillants.—Leur impuissance à être utiles aux élèves malgré leur bonne volonté, alors qu'ils pourraient être beaucoup plus utiles que les professeurs.—L'Administration tient à les maintenir dans un rôle subalterne.—Opinion de la Commission d'enquête sur la nécessité de supprimer la distinction entre professeurs et répétiteurs.—Importance considérable qu'aurait cette mesure si elle pouvait être réalisée.
[CHAPITRE V].—L'enseignement congréganiste
Importance des faits nouveaux révélés devant la Commission d'enquête.—Concurrence redoutable des établissements congréganistes.—Raisons psychologiques de leurs succès.—Pourquoi les professeurs congréganistes, malgré leurs connaissances élémentaires, font très bien réussir les élèves.—Rapports des Frères des Ecoles chrétiennes.—Succès de leurs élèves dans l'enseignement industriel, agricole, secondaire et supérieur.—Chiffres présentés à la Commission.—Leur enseignement dû entièrement à l'initiative privée ne coûte rien à l'État et laisse des bénéfices aux actionnaires.—Dangers de l'esprit clérical, mais utilité de la concurrence, des établissements congréganistes.
LIVRE IV
LES RÉFORMES PROPOSÉES ET LES RÉFORMATEURS
[CHAPITRE PREMIER].—Les réformateurs. La transformation
des professeurs. La réduction des heures de travail. L'éducation anglaise
§ 1. Les Réformateurs.—Les rapports de la Commission d'enquête s'étendent longuement sur la nullité de notre enseignement universitaire, mais sont très brefs et très vagues sur les moyens de le remplacer.—Faible valeur de la plupart des réformes proposées.—Raisons générales de leur inutilité.—Examen des principales réformes proposées.—§ 2. Transformation du professorat.—Nécessité pour les professeurs de passer par le répétitorat.—Cette réforme, plusieurs fois proposée devant la Commission d'enquête, serait la plus importante de celles proposées, mais elle est irréalisable avec les préjugés latins.—Pourquoi les répétiteurs pourraient donner un enseignement supérieur à celui des professeurs.—§ 3. La réduction des heures de travail.—Côté illusoire de ce projet de réforme.—Les élèves sont maintenus assis douze heures par jour simplement parce que parents et professeurs ne savent qu'en faire.—Absurdité de la longueur des classes.—Leur durée en Allemagne.—§ 4. L'éducation anglaise.—Elle n'est nullement adaptée aux besoins des Latins et ne serait jamais acceptée par les parents.—Le mur des facteurs moraux.
[CHAPITRE II].—Les changements de programmes
Modifications de programmes proposées par la Commission et votées par le Parlement.—Confusion de ces nouveaux programmes.—Persistance de l'erreur latine sur la puissance des institutions, des constitutions et des programmes.—Impossibilité actuelle de toute réforme sérieuse avec les idées régnantes.—Ce sont les méthodes, les professeurs et non les programmes qu'il faudrait réformer.—Tous les programmes sont bons quand on sait s'en servir.—Les motifs de l'insuffisance de l'Université échappent entièrement aux réformateurs.
[CHAPITRE III].—La question du grec et du latin
§ 1. L'utilité du grec et du latin.—Toute discussion sur l'utilité de ces langues est sans objet, puisque les élèves n'en connaissent que quelques mots.—Opinions des universitaires les plus autorisés sur les langues anciennes.—Les prétendues vertus éducatives du latin.—Pourquoi les langues modernes possèdent la même vertu éducative.—Ce que les élèves connaissent en matière de langues après sept années d'études.—La question du grec et du latin en Allemagne.—§ 2. L'opinion des familles sur l'enseignement du grec et du latin.—Les familles sont tout à fait opposées à la suppression de l'enseignement du grec et du latin.—Cette opposition a été partagée par les Chambres de commerce.—Résultats de l'enquête sur les exigences des familles.—Raisons psychologiques des idées de la bourgeoisie sur les avantages de l'enseignement du latin.—§ 3. L'enseignement du grec et du latin avec les préjugés actuels.—Nécessité de conserver la façade gréco-latine pour satisfaire les préjugés des familles.—Une heure de latin par semaine suffirait.—Comment avec cette heure bien employée les élèves sauraient beaucoup plus de latin qu'aujourd'hui.—Le prestige du latin ne disparaîtra qu'avec son introduction dans l'enseignement primaire.