A gauche du prince des Pays-Bas sont placés Mme Elliot, femme de l’ambassadeur d’Angleterre, sir Elliot, ambassadeur d’Angleterre, et le prince Murat.

A droite de la princesse des Pays-Bas se tiennent Méhémet Tewfick-Pacha, prince héritier d’Égypte, le prince Hohenlohe, Mme Ignatieff, femme de l’ambassadeur de Russie, le général Ignatieff, ambassadeur de Russie.

Le prince Toussoum-Pacha, Leurs Excellences Chérif-Pacha, Nubar-Pacha, Chahim-Pacha, Riaz-Pacha, M. Ferdinand de Lesseps, Abd-el-Kader, MM. de Beust et Andrassy, le baron Protectsch, le prince d’Albe, occupent le second rang avec Mmes de la Poëze, de Nadaillac, de Sancy, de Parabère, Mlles d’Albe, Lermina, Mary Stuart, etc.

Enfin, dans la foule brillante qui remplit la tribune, on remarque encore le prince Georges de Hanovre, les amiraux Tegetoff, Pâris, l’amiral espagnol, le colonel Doring, le général Douay, le duc de Huescar, de hauts fonctionnaires égyptiens, tels que Zeki-Bey, Burguière-Bey, Eram-Bey, Kaïri-Bey, Rizza-Bey, gouverneur de Port-Saïd, et MM. Béhic Dupuy de Lôme, Russell, du Times, Calemard de la Fayette, Lavalley, Léon Donnat, etc., etc.

Cependant les salves d’artillerie continuent.

Entouré du grand cadi, du grand mufti et des ulémas, le cheik-el-sakka se lève, et, après avoir psalmodié quelques versets du Coran, appelle sur l’œuvre accomplie les bénédictions d’Allah.

Associant à la majesté sévère du culte musulman les pompes de la religion catholique, Mgr Curcia, évêque d’Alexandrie, célèbre l’office.

Est-il besoin de faire remarquer ce qu’a de touchant et d’instructif ce spectacle de deux croyances, jadis ennemies, venant en ce jour unir leurs rites et leurs prières?

Le canon se tait; Mgr Bauer, protonotaire apostolique, descend trois marches de l’autel et commence un discours. Sa voix vibrante et sa prononciation distincte permettent de ne rien perdre de ses paroles.

Paroles éloquentes qui redisent les difficultés et qui célèbrent la gloire de l’entreprise enfin achevée, grâce à la protection éclairée et généreuse du khédive Ismaïl Ier, grâce au bienveillant concours du gouvernement français, ici représenté par une souveraine auguste, grâce à l’initiative et aux persévérants efforts de M. Ferdinand de Lesseps, dont l’orateur «est fier de pouvoir, en ce beau jour, jeter le nom aux échos d’un ciel immense.»